novembre 2021

Photo : Camilla Penzo

Dans la soirée du mercredi 10 novembre, une trentaine de personnes ont assisté à la conférence de Rachele Borghi à la librairie L’Euguélionne.

Cette chercheure française en résidence aux Archives gaies du Québec a captivé son auditoire pendant deux heures, en présentant ses recherches sur la déconstruction des savoirs académiques dans le but de remettre en question la dominance patriarcale.

Elle vient de publier Décolonialité et privilège (Éd. Daronnes, 2020), ouvrage dans lequel, à partir de son expérience de femme blanche et de militante féministe, elle trace la voie pour s’affranchir de l’ordre établi quotidien.

Murmure, 2018, eau-forte sur papier sans acide (34 x 33 cm). Tirée à 20 exemplaires, signée et numérotée par l’artiste. Épreuve d’artiste V111/V111, 1 750 $ encadrée.

Petit rappel pour la campagne de financement 2021 qui a été lancée en octobre.

N’oubliez pas que nous ferons tirer à la fin de janvier 2022 une œuvre gracieusement offerte par l’artiste Françoise Sullivan, signataire du manifeste Refus global en 1948 et membre fondateur aux côtés de Paul-Émile Borduas du groupe avant-gardiste des Automatistes. Elle participe en ce moment à une exposition de groupe au Metropolitan Museum of Art (MET) à New York.

Vous pouvez, en achetant un billet de 75 $, avoir une chance de gagner cette œuvre encadrée d’une valeur de 1 750 $ et recevoir un reçu pour fins fiscales au montant du don et en même temps devenir membre des Archives gaies du Québec pendant un an. Pour tout don de 500 $, vous recevrez sept (7) billets pour le tirage et une série de cartes postales du photographe Robert Laliberté.

Vous pouvez effectuer votre don en ligne ou par chèque en remplissant ce coupon.

Cette semaine, les Archives gaies du Québec ont accueilli Joséphine Loux et Margaux Bruet, deux chargées de mission au Consulat général de France.

C’est dans le cadre de l’échange croisé pour le projet financé par Coopération France-Québec qu’elles sont venues rencontrer l’équipe des Archives gaies du Québec. Tout en discutant du projet, le coordonnateur Pierre Pilotte et l’archiviste Simone Beaudry-Pilotte leur ont fait visiter les lieux et leur ont donné un aperçu de nos collections.

La rencontre fut intéressante.

De gauche à droite : Pierre Pilotte et Simone Beaudry-Pilotte des AGQ, Joséphine Loux et Margaux Bruet du Consulat général de France. Photo : Camilla Penzo

En collaboration avec la librairie L’Euguélionne,  les Archives gaies du Québec  tiendront le mercredi 10 novembre prochain à 19 h une conférence donnée par la chercheuse française Rachele Borghi.

Comme une lecture musicale, elle abordera de manière performative et joyeuse certains extraits de son livre Décolonialité et Privilège (Éd. Daronnes, 2021) qui, en partant de son positionnement d’enseignante chercheuse blanche et  militante féministe, est une sorte d’anti-manuel d’usage féministe et décolonial visant à déconstruire les normes dominantes qui se concrétisent dans les lieux et à subvertir l’ordre établi à partir des corps militants et dissidents.

Suivra un aperçu de deux œuvres précurseures de Monique Wittig,  Les Guérillères (1969) et Brouillon pour un dictionnaire des amantes (1976) qui ont ouvert la voie à la remise en question de la dominance masculine.

Arrivez tôt car il n’y a que 60 places. Aucune réservation.

Nous remercions la librairie L’Euguélionne pour avoir rendu possible cette conférence.

Photo: Camilla Penzo, 3 novembre 2021.
Le mercredi 3 novembre dernier, Rachele Borghi, a fait un exposé intitulé « Corps, espace et performance » devant les 35 étudiants et étudiantes du cours de sociologie queer de Chacha Enriquez à l’UQÀM.

Durant cet exposé, Rachele Borghi, chercheuse française en résidence de création aux Archives gaies du Québec, a présenté un survol de ses recherches sur l’investissement de l’espace public par les groupes et collectifs de militantes féministes, de queers et de  transféministes dont les corps, mis à l’écart et méprisés par le système dominant, sont devenus des outils de dissidence et de mobilisation collective et performative.

La conférence fut très appréciée.