Quoi de neuf

On nous a fait remarquer que le dernier numéro de L’Archigai avait été imprimé sur un papier plus épais que pour les précédents.

C’est vrai. Cette initiative vient de l’imprimeur. Plusieurs d’entre vous ont sûrement appris par les médias que le milieu de l’imprimerie fait actuellement face à d’importantes pénuries de papier, causées par la pandémie. C’est ainsi qu’il a proposé aux Archives gaies du Québec d’imprimer L’Archigai sur ce papier plus épais et a eu la générosité de nous facturer l’impression au même tarif qu’à l’habitude.

Nous remercions à cet effet le ministre Steven Guilbault et la députée Manon Massé pour l’achat de publicité dans notre dernier bulletin L’Archigai, ce qui a permis son impression.

Ce qu’il faut retenir de toute cette affaire, c’est que les Archives gaies du Québec ont toujours eu le souci de dépenser votre argent, celui que vous nous donnez chaque année, de façon judicieuse.

On peut voir en ligne sur le site des Archives gaies du Québec un court métrage en stop-motion intitulé Parade. Ce film de Jean-Pierre Fortin est le deuxième qu’il a réalisé en collaboration avec les Archives gaies du Québec.

L’originalité de ce court métrage vient du fait qu’il met en valeur des objets méconnus de nos collections tels les macarons, les allumettes, les condoms, etc. En moins de trente minutes, on les voit défiler devant nous en rangs bien ordonnés. En plus de montrer la diversité des collections des Archives gaies du Québec, ce petit film est très ludique et intéressant.

Jean-Pierre Fortin s’est donné le mandat de soutenir les Archives gaies du Québec en produisant des œuvres photographiques et vidéographiques afin d’illustrer la mémoire des communautés LGBTQ2S+ du Québec à partir de nos collections. Avec Parade, on peut dire qu’il y est parvenu.

Photo : Camilla Penzo

Dans la soirée du mercredi 10 novembre, une trentaine de personnes ont assisté à la conférence de Rachele Borghi à la librairie L’Euguélionne.

Cette chercheure française en résidence aux Archives gaies du Québec a captivé son auditoire pendant deux heures, en présentant ses recherches sur la déconstruction des savoirs académiques dans le but de remettre en question la dominance patriarcale.

Elle vient de publier Décolonialité et privilège (Éd. Daronnes, 2020), ouvrage dans lequel, à partir de son expérience de femme blanche et de militante féministe, elle trace la voie pour s’affranchir de l’ordre établi quotidien.

Murmure, 2018, eau-forte sur papier sans acide (34 x 33 cm). Tirée à 20 exemplaires, signée et numérotée par l’artiste. Épreuve d’artiste V111/V111, 1 750 $ encadrée.

Petit rappel pour la campagne de financement 2021 qui a été lancée en octobre.

N’oubliez pas que nous ferons tirer à la fin de janvier 2022 une œuvre gracieusement offerte par l’artiste Françoise Sullivan, signataire du manifeste Refus global en 1948 et membre fondateur aux côtés de Paul-Émile Borduas du groupe avant-gardiste des Automatistes. Elle participe en ce moment à une exposition de groupe au Metropolitan Museum of Art (MET) à New York.

Vous pouvez, en achetant un billet de 75 $, avoir une chance de gagner cette œuvre encadrée d’une valeur de 1 750 $ et recevoir un reçu pour fins fiscales au montant du don et en même temps devenir membre des Archives gaies du Québec pendant un an. Pour tout don de 500 $, vous recevrez sept (7) billets pour le tirage et une série de cartes postales du photographe Robert Laliberté.

Vous pouvez effectuer votre don en ligne ou par chèque en remplissant ce coupon.

Cette semaine, les Archives gaies du Québec ont accueilli Joséphine Loux et Margaux Bruet, deux chargées de mission au Consulat général de France.

C’est dans le cadre de l’échange croisé pour le projet financé par Coopération France-Québec qu’elles sont venues rencontrer l’équipe des Archives gaies du Québec. Tout en discutant du projet, le coordonnateur Pierre Pilotte et l’archiviste Simone Beaudry-Pilotte leur ont fait visiter les lieux et leur ont donné un aperçu de nos collections.

La rencontre fut intéressante.

De gauche à droite : Pierre Pilotte et Simone Beaudry-Pilotte des AGQ, Joséphine Loux et Margaux Bruet du Consulat général de France. Photo : Camilla Penzo

En collaboration avec la librairie L’Euguélionne,  les Archives gaies du Québec  tiendront le mercredi 10 novembre prochain à 19 h une conférence donnée par la chercheuse française Rachele Borghi.

Comme une lecture musicale, elle abordera de manière performative et joyeuse certains extraits de son livre Décolonialité et Privilège (Éd. Daronnes, 2021) qui, en partant de son positionnement d’enseignante chercheuse blanche et  militante féministe, est une sorte d’anti-manuel d’usage féministe et décolonial visant à déconstruire les normes dominantes qui se concrétisent dans les lieux et à subvertir l’ordre établi à partir des corps militants et dissidents.

Suivra un aperçu de deux œuvres précurseures de Monique Wittig,  Les Guérillères (1969) et Brouillon pour un dictionnaire des amantes (1976) qui ont ouvert la voie à la remise en question de la dominance masculine.

Arrivez tôt car il n’y a que 60 places. Aucune réservation.

Nous remercions la librairie L’Euguélionne pour avoir rendu possible cette conférence.

Photo: Camilla Penzo, 3 novembre 2021.
Le mercredi 3 novembre dernier, Rachele Borghi, a fait un exposé intitulé « Corps, espace et performance » devant les 35 étudiants et étudiantes du cours de sociologie queer de Chacha Enriquez à l’UQÀM.

Durant cet exposé, Rachele Borghi, chercheuse française en résidence de création aux Archives gaies du Québec, a présenté un survol de ses recherches sur l’investissement de l’espace public par les groupes et collectifs de militantes féministes, de queers et de  transféministes dont les corps, mis à l’écart et méprisés par le système dominant, sont devenus des outils de dissidence et de mobilisation collective et performative.

La conférence fut très appréciée.


Les AGQ ont récemment fait l’acquisition d’un ajout important au fonds de Jean Guilda.

Il s’agit d’un don de M. Raynald Bordeleau, qui fut ami du célèbre personnificateur féminin.

Le don est constitué de photographies, d’un disque 33 tours, d’un CD, de périodiques, et d’un tableau peint par Guilda en 1958, accompagné d’une photo du modèle.

Tous nos remerciements à M. Bordeleau pour ce don.

L’équipe des Archives gaies du Québec a accueilli ce mois-ci un nouveau membre, et ce, pour les six prochains mois grâce à une subvention salariale d’Emploi Québec. En effet, V. Samoylenko occupe le poste d’archiviste adjoint depuis quelques jours déjà. En plus de soutenir Simone Beaudry-Pilotte dans ses tâches, V. Samoylenko aidera les chercheurs dans leurs projets de recherches.

Créateur pendant l’été 2020, lors d’un stage universitaire, de l’exposition Les Murs ont des oreilles, V.Samoylenko connaît déjà très bien les Archives gaies du Québec, C’est donc avec un très grand plaisir que nous saluons son retour parmi nous.

Depuis le 20 octobre et jusqu’au 14 novembre, les Archives gaies du Québec, accueillent Rachele Borghi, chercheure française, dans le cadre du Programme de coopération franco-québécois pour travailler sur la dimension émotionnelle de l’archive et sur la visibilisation des mémoires minorisées par les discours dominants.

Elle a une approche de recherche-création qui vise à mobiliser la mémoire dans le présent. Avec la collaboration de Camilla Penzo, elle cherchera à comprendre comment transformer les expériences des militantes du passé en outils d’empouvoirement, c’est-à-dire d’autonomisation personnelle que l’on peut activer dans la vie présente.

Pour elle, l’archive est un espace magique, un espace d’interconnexion entre passé et présent, un lieu de la marginalité « qui nous offre la possibilité d’une perspective radicale d’ouÌ observer, creìer, imaginer des alternatives et de nouveaux mondes. » (bell hooks).

Nous leur souhaitons un très agréable séjour à Montréal.

Vernissage de l’exposition Recipe for a Queer Cookbook à l’Université McGill le 7 octobre 2021. Photo : Kari Kuo. 

Pendant le mois d’octobre, les Archives gaies du Québec ont fait la promotion de leurs fonds, collections, et services auprès des communautés universitaires anglo-montréalaises.

Le 5 octobre, Simone Beaudry-Pilotte a fait une présentation auprès d’une quarantaine d’étudiants en histoire publique à l’Université Concordia, dans le cours de Simon-Pierre Lacasse.

Le 7 octobre suivant, Pierre Pilotte s’est rendu au vernissage de l’exposition Recipe for a Queer Cookbook d’Alex Ketchum à l’Université McGill où il a présenté les Archives gaies du Québec à une trentaine d’invités.

Vient de paraître en septembre aux Éditions Québec Amérique un ouvrage auquel les collections des Archives gaies du Québec ont modestement contribué. Il s’agit de L’homosexualité masculine au Québec de Serge Fisette.

Dans ce livre, l’auteur, un ami et un donateur des Archives gaies du Québec,  trace un portrait de l’homosexualité masculine depuis les débuts de la colonisation française jusqu’à tout récemment.  Il parcourt les siècles au fil des évènements, en montrant l’évolution des perceptions morales et politiques de la société vis-à-vis cette « maladie ».

C’est un livre très intéressant qui permet de constater tout le chemin que l’on a parcouru pour en arriver à notre époque. Celle-ci n’est certes pas parfaite, mais après avoir lu ce livre, on est certainement heureux de vivre aujourd’hui, même s’il reste encore beaucoup de luttes à mener.

Laura Bottereau & Marine Fiquet, Morceaux synthétiques, ©Adagp, Paris, 2021

 

Le duo Laura Bottereau & Marine Fiquet est né en 2013. Elles vivent et travaillent à Nantes (France). Interrogeant les normes et les rapports de dominations, leurs dessins, sculptures, installations, textes, photographies et vidéo, puisent dans l’enfance pour ce qu’elle a de divertissant en apparence mais aussi, et surtout, pour ses troubles, ses cruautés, s

es désirs et ses tabous. Leur démarche, à la fois intime et politique, est traversée par leurs subjectivités lesbiennes accompagnées de leurs consciences queers et féministes.

Ces deux artistes effectuent un stage de création en résidence aux Archives gaies du Québec du 13 septembre au 7 octobre 2021. Elles seront suivies par la chercheure et conférencière Rachele Borghi qui viendra aux Archives gaies du Québec du 20 octobre au 15 novembre 2021.

Ce projet est rendu possible grâce à une subvention du Programme de coopération France-Québec  qui est coordonné dans un esprit de parité par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française.

 

ART / ARCHIVES / ACTIVISMES

 

Échange croisé France / Québec en recherche et création LGBTQI+

DANS LE CADRE DU PROGRAMME DE COOPÉRATION
FRANCE-QUÉBEC (2021-2022)

 

VOLET #1 DU PROJET
RÉSIDENCES EN RECHERCHE ET CRÉATION AUX ARCHIVES GAIES DU QUÉBEC, MONTRÉAL, QC, (CA) :

Artistes invitées
PAR LE COLLECTIF ARCHIVES LGBTQI PARIS (FR)
LAURA BOTTEREAU & MARINE FIQUET (FR)

Chercheuse invitée
PAR LE COLLECTIF ARCHIVES LGBTQI PARIS (FR)
RACHELE BORGHI (FR)

LES PARTENAIRES DU PROJET

COLLECTIF ARCHIVES LGBTQI ,PARIS (FR)

ARCHIVES GAIES DU QUÉBEC, MONTRÉAL, QC, (CA)

LE LAC À L’ÉPAULE, NANTES (FR) :
L’association se consacre à la recherche/création et soutient le décloisonnement des disciplines et des savoirs, en proposant une programmation (résidences, ateliers, évènements, formations) à un public large, et dans un champ d’intervention artistique, culturel, éducatif et militant. Portée par les féminismes, la programmation souhaite aborder en filigrane les questions du travail de l’art et des discriminations systémiques.

LE PROGRAMME DE COOPÉRATION FRANCE-QUÉBEC :
Le Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée (FFQCD) permet de soutenir la coopération franco-québécoise au niveau local et régional. Il est coordonné dans un esprit de parité par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française.
Du côté québécois, les projets du FFQCD peuvent être portés par un ou plusieurs organismes, institutions ou entités locales, municipales ou régionales. Du côté français, les projets doivent être soumis par une ou plusieurs collectivités territoriales.

ARTISTES INVITÉES

LAURA BOTTEREAU & MARINE FIQUET (FR)
(en résidence aux Archives Gaies du Québec du 13 septembre au 7 octobre 2021)

Laura Bottereau & Marine Fiquet, Morceaux synthétiques, ©Adagp, Paris, 2021

« Depuis 2013, notre duo construit une fiction commune, un ensemble où installations, dessins, sculptures, textes, vidéo et photographies se répondent et se complètent. Les figures corporelles que nous mettons en scène en poursuivent les récits.
Par des jeux de détournements, de glissements et de fragmentations, nous dé/construisons des corps. Parasitant les codes de représentations, les présences d’apparences enfantines qui habitent nos fictions se jouent de l’image d’innocence qui leur est assignée pour mieux l’assiéger. Apparitions mutantes et polymorphes, elles troublent le regard et invitent aux lectures plurielles.
Notre démarche, à la fois intime et politique, est traversée par nos subjectivités lesbiennes accompagnées de nos consciences queers et féministes. Les récits queers, bien souvent rendus invisibles dans l’histoire des représentations, sont au cœur de nos recherches et forment des familles référentielles qui tapissent nos réflexions. Les jeux de lectures multiples sont omniprésents dans nos réalisations, que ce soit par des principes de polysémies, d’indices, de citations ou d’intertextualités. Les questions d’archives, de corpus et de généalogies se trouvent primordiales dans notre travail. »

Laura Bottereau & Marine Fiquet


CHERCHEUSE INVITÉE

RACHELE BORGHI (FR)
(en résidence aux Archives Gaies du Québec du 22 octobre au 14 novembre 2021)

Rachele Borghi est activiste féministe, maîtrE de conférences en géographie à Sorbonne Université. Au croisement de la pensée transféministe et décoloniale, elle travaille sur les transgressions performatives dans l’espace public comme réaction aux normes imposées et sur le corps comme lieu, laboratoire et outil de résistance. Ses recherches se concentrent sur la visibilisation des normes dans les espaces publics et les espaces institutionnels (notamment l’université), sur les pratiques pour les briser et sur les espaces de contamination entre milieux académiques, artistiques et militants. Les contacts avec des groupes et collectifs queer ont questionné de près sa pratique de terrain, son positionnement et ont soulevé l’urgence de trouver et d’expérimenter des approches pour ne pas reproduire le binôme théorie-production théorique/pratique-production militante mais aussi pour sortir des épistémologies et pensées dominantes. Ses réflexions, pratiques, relations, réseaux convergent dans son livre « Décolonialité et privilège. Devenir complice », ed. Daronne, 2021 (traduction de l’italien de Astrid Aidolan-Ague).