septembre 2021

Dernièrement, en vous promenant dans le Village ou dans le centre-ville, vous aurez peut-être remarqué des panneaux informatifs sur des lieux marquants pour les communautés 2SLGBTQI+ de Montréal. C’est à partir des collections des Archives gaies du Québec que cette exposition a été élaborée en partenariat avec Fierté Montréal et les guides touristiques Spade & Palacio. Du Café Cléopâtre à La Paryse, en passant par les Outgames et la Chapelle de l’espoir, découvrez des endroits intéressants et souvent méconnus de notre ville. Des visites guidées de ces lieux sont offertes gratuitement, à pied, en vélo, ou en minibus, du 12 août au 17 octobre 2021. 

Visites à pied (départ du métro Beaudry) :

  • Jeudi et vendredi de 18 h à 20 h (français)
  • Samedi de 14 h à 16 h (anglais)
  • Dimanche de 14 h à 16 h (français)



Visites en vélo (départ de la place Émilie-Gamelin) :

  • Jeudi et vendredi de 18 h à 20 h (français)
  • Samedi de 17 h à 19 h (anglais)
  • Dimanche de 17 h à 19 h (français)



Visite en autocar (départ de la place Émilie-Gamelin) :

  • Dimanche de 13 h à 15 h (français)



Pour plus d’information ou pour réservation, consultez cette page.


En septembre et jusqu’au 9 octobre prochain, aller faire une promenade rue Sainte-Catherine dans le Village entre les rues Saint-Hubert et Alexandre-DeSève, mais attention, ne parlez pas trop fort car Les Murs ont des oreilles.

En effet, l’exposition Les Murs ont des oreilles présente 31 panneaux qui offrent un rapide survol de plusieurs lieux marquants des communautés LGBTQ2S+ dont la plupart sont aujourd’hui disparus. Conçu et réalisé par V. Samoylenko dans le cadre d’un stage aux Archives gaies du Québec à l’été 2020, le projet d’exposition Les Murs ont des oreilles s’inspire de projets de géographie humaine  tels Queering the Map et Mapping Montreal’s Queer Spaces.

À partir de témoignages de personnes LGBTQ2S+, on passe en revue plusieurs lieux qu’elles fréquentaient à l’époque. Les histoires de chacune de ces personnes nous promènent au fil du temps d’un quartier à l’autre dans des endroits et évènements dont les noms de certains flottent encore dans la mémoire collective. Malheureusement, les contraintes de temps, de même que le contexte pandémique, ont limité le nombre de personnes qui ont participé au projet. Mais la qualité de leurs récits nous transporte dans un espace-temps révolu et parfois nostalgique.

Nous avons la chance de présenter cette exposition sur la portion piétonne de la rue Sainte-Catherine jusqu’au 9 octobre prochain. La version en ligne de l’exposition Les Murs ont des oreilles à aussi été mise à jour.

N’oublions surtout pas que cette exposition a été rendue possible grâce au soutien financier et matériel de plusieurs partenaires. Nous remercions FIERTÉ MONTRÉAL, le MOUVEMENT DESJARDINS, QUÉBECOR, le magazine FUGUES, EMPLOI D’ÉTÉ CANADA, EMPLOI QUÉBEC et la SDC du VILLAGE à qui nous devons, entre autres, l’installation de l’exposition de la rue Sainte-Catherine, la succession Frank W. Remiggi ainsi que les donateurs/donatrices des Archives gaies du Québec.

Généralement, on associe les archives à de vieux documents poussiéreux précieusement conservés par de vieux barbons à la chevelure hirsute et à la barbichette toute blanche. Certes, cela existe et les Archives gaies du Québec en ont quelques-uns, mais seulement dans leurs collections ! Mais elles ont aussi de belles collections de photographies, des tableaux, des films, beaucoup de livres, une grande quantité d’artéfacts et d’objets hétéroclites liés aux communautés LGBTQ2S+. Un jour, peut-être, quand on aura a$$ez d’argent dans nos coffres, pourra-t-on ouvrir un petit musée ?

Le mois de juillet 2021, en plus d’apporter de l’espoir et un peu plus de liberté après ces longs mois de confinement, fut une période faste pour nos collections iconographiques. Trois dons importants sont venus enrichir nos collections de photographies.


Au début de juillet, les Archives gaies du Québec ont reçu plusieurs boîtes de l’archiviste Denis Lessard, dans lesquelles il y avait des dessins, des livres, des revues, des brochures, des signets, des coupures de presse, divers documents et des notes manuscrites sur l’art gai et homoérotique. On peut notamment admirer un dessin laminé de Gary Hatcher (1983) montrant Al Parker (1952-1992), un acteur, réalisateur et producteur de films pornographiques au faîte de sa carrière avec une dédicace qu’il écrivit lors d’un séjour à Montréal.


Plus tard, à la mi-juillet, le collectionneur Yves Beauregard de Québec faisait don d’un lot de 686 cartes postales et de quelques photographies centrées sur le corps masculin à différentes époques et provenant de différents pays. Cela vient enrichir la collection bien garnie de cartes postales que M. Beauregard a commencé à donner aux Archives gaies du Québec à partir de 2017. On peut voir l’une de ces cartes postales qui donne une idée de l’originalité de cette collection.


Toujours à mi-juillet, un autre don, celui-là spectaculaire, est confié aux Archives gaies du Québec par un ami de longue date, Bernard Mulaire. Il s’agit d’une photographie de très grandes dimensions (plus de 1 mètre 50 de haut et 1 mètre de large) représentant un couple d’amis, André Landry et Alain Bouchard (ce dernier assis dans le fauteuil), que la mort séparera peu après. Elle s’intitule Je m’ouvre au matin comme l’éveil / Et pourtant j’ai le regard figé sur la fin (1993), titre donné par Alain Bouchard (1954-1994). André Landry demeure maintenant à Paris depuis 25 ans. En plus de cette magnifique photographie, M. Mulaire a aussi donné une série de six autres photographies (environ 30 cm sur 28 cm) intitulée Comme la vague (1993) et qui complète la première. Dans ce don, il y a aussi d’autres documents.

Nous remercions chaleureusement ces trois donateurs qui ont enrichi nos collections iconographiques.


Cet automne, les Archives gaies du Québec (AGQ) collaborent avec Dre Alex Ketchum de l’Université McGill à l’exposition « Recipe for a Queer Cookbook ». Cette exposition, organisée dans le cadre du mois de l’histoire queer, propose un survol de nombreux livres de recettes et autres ouvrages écrits portant sur la cuisine dite queer. 
 
Pour ce projet, les AGQ font un prêt de trois documents provenant de la collection de zines donnés par Viviane Namaste en 2007. Il s’agit des zines « Hot Lip », « Diseased Pariah News », et « Fuzz Box ». 
 
L’exposition est présentée dans le hall de l’édifice Leacock du campus McGill, du 18 août au 20 décembre 2021. Le vernissage aura lieu le 7 octobre. À cette occasion, une courte présentation des AGQ sera faite par Simone Beaudry-Pilotte en compagnie de Laure Neuville des Archives lesbiennes du Québec, qui ont également collaboré avec Dre Ketchum  à ce projet. L’exposition est également disponible en ligne.